Les Réseaux Sociaux risquent des sanctions très sévères

Les dirigeants de YouTube, Facebook, Twitter et d’autres réseaux sociaux risquent la prison en Australie s’ils ne parviennent pas à retirer rapidement tout contenu d’acte violent de leur plateforme. Suite à la diffusion en direct d’image de l’attentat terroriste de Christchurch sur les réseaux sociaux, le Parlement Australien a adopté une nouvelle loi visant à retirer toutes les images comportant tout acte violent lié au terrorisme.

Ultimatum à effet immédiat :

Le « Guardian » rapporte que la nouvelle loi en phase de consultation pourrait donner aux réseaux sociaux à peine 24 heures pour retirer les domaines contenant du matériel terroriste après notification. Et qu’en cas d’inobservation de leur part, les grands Patrons de ses réseaux sociaux risquent la peine maximale de trois ans d’emprisonnement, tandis que les entreprises seraient passibles d’une amende maximale de 2,1 millions de dollars australiens (1 ,296 Millions d’euro).

De nouvelles infractions :

Ce projet de loi contre le partage de matériel d’acte violente crée de nouvelles infractions pour les fournisseurs de services de contenu et les services d’hébergement qui omettent d’aviser la Police Fédérale Australienne et, ou de retirer rapidement les vidéos décrivant un « comportement violent odieux » montrant des actes terroristes, des meurtres, des tentatives de meurtre, des actes de torture, des viols ou des enlèvements. Cette conduite est définie comme une négligence de leur part.

Un Régime de surveillance :

  • Le projet de loi crée un régime permettant au commissaire à la Cyber-sécurité d’aviser les entreprises de médias sociaux de leur implication quant à l’hébergement des matériels violents odieux et de leurs obligations à les retirer.
  • Les lois donneront également au commissaire à la sécurité en ligne le pouvoir d’émettre des avis qui porteront ce type de matériel à l’attention des sociétés de médias sociaux.
  • Dès qu’elles recevront ce type d’avis, les entreprises seront réputées avoir connaissance du matériel et le chronomètre commencera à tourner pour que la plateforme d’hébergement retire le matériel ou s’expose à des pénalités.
  • Les lois continueront de garantir que les médias d’information peuvent rendre compte de manière appropriée des événements qui sont dans l’intérêt public, sans montrer le matériel violent lui-même.
  • Le procureur général australien Christian Porter a cité YouTube parmi les cibles de la législation.

Il y a des plateformes comme YouTube, Twitter et Facebook qui ne semblent pas prendre leur responsabilité de ne pas montrer les contenus les plus odieusement violents au sérieux.

La D.I.G réplique :

Les entreprises de technologie, par l’intermédiaire de l’organisation industrielle Digital Industry Group, se sont opposées à la loi, faisant valoir qu’elle les criminalise pour les actions prises par leurs utilisateurs.

La directrice générale du groupe, Sunita Bose, a déclaré que les membres s’efforçaient de faire cesser le plus rapidement possible les comportements répugnants, mais qu’étant donné le volume considérable de contenu téléchargé sur Internet chaque seconde, il s’agissait d’un problème extrêmement complexe.

Elle a également citée que cette approche de la législation, telle que nous l’avons vue avec la loi sur le cryptage, crée une incertitude immédiate pour l’industrie technologique australienne. YouTube a dit qu’il voyait une copie de la vidéo de tournage chaque seconde au lendemain de l’attaque de Christchurch.

À chacun son avis :

D’autres ont fait valoir qu’il serait impossible dans la pratique d’identifier des personnes responsables dans des entreprises de cette taille, de sorte que la probabilité qu’un cadre géant de la technologie se retrouve en prison en Australie était faible.

Mais, tous les Australiens conviendraient qu’il était totalement déraisonnable qu’une telle acte existe sur leur site pendant plus d’une heure sans qu’ils prennent aucune mesure !